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Votre prestataire ne répond plus : que faire de votre site

Le site tourne encore, mais plus personne ne répond. Voici ce qu’il faut sécuriser en priorité, et dans quel ordre.

C’est une situation banale et rarement anticipée : le site fonctionne, mais celui qui s’en occupait ne répond plus. Un indépendant qui change de métier, une agence qui ferme, un stagiaire parti depuis longtemps. Tant que rien ne casse, on remet à plus tard. Le jour où quelque chose casse, on découvre qu’on n’a accès à rien.

Le nom de domaine avant tout le reste

C’est la seule pièce vraiment irremplaçable. Le code peut se réécrire, les contenus se retrouvent souvent, mais un nom de domaine perdu à l’expiration peut être racheté par n’importe qui et il n’existe aucun recours simple.

Vérifiez d’abord qui en est le titulaire déclaré. Pour un .fr, l’Afnic permet de le consulter ; pour les autres extensions, un annuaire whois donne au moins le bureau d’enregistrement et la date d’expiration. Si le titulaire n’est pas votre société, c’est le premier chantier, et il est prioritaire sur tout le reste.

Les cinq accès à récupérer

1. Le bureau d’enregistrement, pour le domaine et surtout la zone DNS : c’est elle qui décide où pointe votre site et où arrive votre courrier.

2. L’hébergement, avec un accès fichiers et un accès à la base de données. Sans les deux, aucune sauvegarde complète n’est possible.

3. Le site lui-même, avec un compte administrateur à votre nom. Si vous n’en avez pas, l’accès à la base permet d’en créer un.

4. Le code source, s’il existe ailleurs que sur le serveur : un dépôt Git, une archive, un thème sur mesure dont personne n’a la version d’origine.

5. Les sauvegardes, et surtout la preuve qu’elles existent. Une sauvegarde jamais restaurée n’est pas une sauvegarde, c’est une intention.

Faire une copie avant de toucher à quoi que ce soit

Avant toute modification, prenez une archive complète : fichiers et base de données, au même instant. C’est ce qui vous autorise à essayer des choses. Beaucoup de reprises se passent mal parce qu’on a commencé par mettre à jour quelque chose « pour voir ».

Reprendre, moderniser ou refaire

Une fois les accès en main, la question devient économique. Trois issues, et le diagnostic tient en quelques heures.

Reprendre en l’état quand le site répond au besoin et que le retard technique est rattrapable : mises à jour, correctifs de sécurité, reprise de la maintenance. C’est le cas le plus fréquent, et de loin le moins cher.

Moderniser quand la structure tient mais que l’apparence ou la performance ne suivent plus. On garde les contenus et les adresses, on refait la présentation.

Refaire quand le site repose sur des composants abandonnés, qu’il est truffé de rustines incompatibles, ou que l’ajout de la moindre page demande un développeur. Cette conclusion est la plus rare, et il faut se méfier de celui qui l’annonce avant d’avoir regardé.

Ce qui est surestimé

L’ancienneté du site n’est pas un critère en soi. Un site de huit ans bien construit se reprend sans difficulté ; un site de deux ans bâti sur quarante extensions peut être un cauchemar. Ce qui compte, c’est le nombre de dépendances et leur état de maintenance, pas la date de naissance.

Se prémunir pour la suite

Quel que soit le prestataire suivant, exigez trois choses au contrat : le nom de domaine déposé à votre nom, un accès administrateur permanent, et une sauvegarde téléchargeable sur simple demande. Aucun professionnel sérieux ne s’y oppose.

C’est le cadre de notre prestation de reprise de site existant, qui commence toujours par un audit technique et de sécurité.

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